Nul ne peut nous abaisser sans notre consentement…

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Nul ne peut nous abaisser sans notre consentement

Ce n’est pas une question de droit que les autres ont ou pas de nous abaisser. L’autre est responsable de ses actes, nous sommes responsables de ce que nous en faisons. Lorsque nous sommes dévalorisé par l’autre, c’est le fait que nous ayons consenti à cela qui est douloureux.

En d’autres termes, si nous n’avions pas en nous des blessures qui nous handicapent, si nous étions convaincus de la réelle beauté et valeur de notre être, alors ceux qui tentent de nous déstabiliser n’y parviendraient pas.

Personne n’est victime! Nous sommes tous responsables de ce qui se passe à l’intérieur de nous-mêmes. Ce positionnement est nettement plus sain et approprié, puisqu’il ne donne pas le pouvoir à l’autre de nous anéantir. D’ailleurs personne n’a ce pouvoir, puisque personne n’utilise de télécommande! Nous décidons nous-même de l’intensité de l’état dans lequel nous souhaitons nous mettre.

La bonne nouvelle est qu’en cessant de se victimiser (envers soi et aux yeux des autres), on peut alors reprendre la barre pour diriger nos états. Qu’est-ce que je décide d’en faire de ce que l’on m’a dit ou fait ? Nous avons toujours eu le choix!

Je décide de me pourrir la vie ? De me plaindre et de le raconter à tous pour me faire valoir ? Me montrer à tous comme étant victime de ce qui m’arrive ? Ce positionnement facile de victime se retrouve alors dans bien des situations. Par exemple se faire passer pour victime alors que la personne elle-même avait tord ou même provoqué la colère des autres afin de se conforter encore plus dans l’état de victime…

Quant à celui qui nous dévalorise, nous agresse, nous humilie ou nous méprise, il ne fait qu’exprimer son propre mal-être, son propre déséquilibre personnel. Cela n’a rien à voir avec celui à qui il l’exprime. Quand l’interlocuteur de celui qui dévalorise est déjà fragilisé, il prendra alors pour lui ce qui est exprimé au lieu de comprendre que ça ne lui appartient pas.

D’autre part, se placer en position de victime nous fait croire que ce sont les autres qui devraient changer et pas soi-même. Ainsi aucune remise en cause n’est envisagée. Ce qui reviendrait à croire aussi que notre bonheur dépendrait du changement des autres…

Le changement de perspective, en ramenant à sa responsabilité ce qui est éprouvé, nous offre le choix en conscience de ne pas se victimiser, d’écouter sa propre douleur et de ne pas l’utiliser ni la conserver pour manipuler les autres. Se placer en position de responsable, offre l’occasion d’évoluer vers une meilleure écoute de soi, plus grande estime de soi. De sorte à maintenir son équilibre dans un monde fortement déséquilibré.

Catherine Sarrade

8 avril 2014 – modifié le 20 décembre 2019

 

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